La confirmation : suite
J'avais prévu mon coup : avant le début des jugements avaient lieu les séances de confirmation sur le ring numéro 2.
Avec Tony et les enfants, nous remontons la file des "confirmants", et j'échoue devant un bureau où je me présente mais je me fais impitoyablement refouler : "Votre chienne est inscrite à
l'exposition, son juge procédera à l'examen de confirmation après sa prestation!"
Le numéro du ring où nous devons nous rendre : le numéro 13! Cela ne s'invente pas...
Heureusement, nous y sommes rejoints par Pascale, son fiston et l'adorable Chocolat pour lequel ma fille voue une vraie passion! Et l'attente commence : plus de 32 dogues nous précèdent. Je ne
savais pas qu'il en existait autant de variétés. Petit moment d'hilarité en voyant un dogue allemand sur le point d'entrer sur le ring, souffler près d'un minuscule chihuahua qui arrive à peine à
hauteur de ses ergots.
Nous avons été prévenus : nous passerons en début d'après-midi. Le soleil commence à taper dur, mais l'ambiance est bon enfant, comme me le dit Pascale, qui dit ne pas sentir la moindre tension
dans l'air! Et pourtant, j'ai l'impression d'être branchée sur du 10000 volts!!!
P'tite Candy, elle, se repose sur les genoux de Tony, complètement décontractée, ou saute sur Chocolat, qui lui plaît au moins autant qu'à Kayne, aboie contre les femelles dogues argentins, qui
ne feraient qu'une bouchée d'elle, fait des mamours un peu brutaux à l'adorable petite Ticka, la petite nue de Pascale, se couche dans l'herbe, croque nonchalemment une petite croquette...
Comment font-ils tous pour être si décontractés?
Mais la plus décontractée de tous, c'est Mme Lafay, notre juge, un tout petit bout de femme dynamique qui a un oeil acéré. Je suis stupéfaite de voir le contact qu'elle établit avec ces animaux
énormes, - certains sont presque aussi grands qu'elle!
Elle s'éloigne pour les regarder, se rapproche pour les pâlper, ouvre des gueules près desquelles je n'oserais pas approcher à moins de deux mètres, caresse les croupes, flatte les flancs,
et accepte avec bonhommie les marques de tendresse de ces gros nounours qui semblent l'avoir adoptée au premier regard.
Elle discute avec les maîtres, prend le temps de se prononcer, détaille ce qu'elle a à dire, et Pascale me souffle à l'oreille qu'elle est franchement impressionnée par sa façon de faire avec les
maîtres. Moi je suis bluffée par sa façon d'être avec les chiens.
D'accord, je me doute que lorsqu'on est juge canin, on ne doit pas avoir peur des chiens. Mais son aisance me sidère.
Voilà, les derniers dogues viennent d'entrer sur le ring, cela va bientôt être à nous...